Professionnels de l'aide aux victimes
Groupe de co-développement
pour intervenants de l’aide aux victimes
Pour sortir des séances le cœur allégé et l’esprit stimulé. Pour se faire du bien 🙂
CODEVIC est un groupe de co-développement pour les professionnels actifs dans l’aide aux victimes. CODEVIC a pour finalités d’améliorer les pratiques de terrain au bénéfice des victimes et de leur famille, et de réduire l’isolement professionnel des participants.
L’espace-temps proposé est une invitation à la prise de recul par rapport au terrain, amenant chaque participant à identifier ses propres questions. Tantôt invité à les partager, tantôt à échanger sur base des questionnements d’autrui et de sa propre expérience, la dynamique alterne les positions du « donner » et du « recevoir », leviers complémentaires à la croissance professionnelle et au déblocage de situations professionnelles.
Le groupe est co-animé par Delphine Pennewaert et Françoise Legros, psychologues, expertes en victimologie. L’engagement dans le groupe se fait sur base semi-annuelle ou annuelle. La taille du groupe est de 8 à 10 personnes. Le cycle complet se déroule entre septembre et juin et compte 8 rencontres d’un demi-jour.
Nos valeurs
Cohérence
Bienveillance
Reliance

Victimologue :
un métier non-reconnu, d’utilité confirmée
Tout emploi dans le secteur de l’aide humaine comporte une charge émotionnelle et psychosociale importante. Le victimologue n’y échappe pas ; accueillir, écouter et accompagner des êtres humains ayant frôlé la mort et/ou ayant assisté à des scènes de violence ou de barbarie sont, a fortiori, très énergivores et lourdes psychiquement, et exposent l’intervenant au risque que la détresse de l’autre fasse résonner une corde sensible en lui. La complexité des réponses et des stratégies d’aide à identifier nécessite une grande mobilisation intellectuelle, un apprentissage continu et de la créativité. Car il n’existe pas de protocole ou de recette toute faite et efficace.
Parce qu’il est légitime que la population attende une aide adaptée à ses besoins et compétente dans les réponses apportées, il est incontournable que les professionnels occupant un ou plusieurs rôles d’aidant auprès des victimes disposent d’un lieu de support et d’apprentissage continu.
A chaque événement qui se produit, la pertinence et le caractère incontournable d’une aide victimologique auprès de la population touchée apparaissent comme une évidence.
Les prémisses du travail de victimologue en Belgique remontent aux catastrophes telles que le naufrage du ferry “Herald of free Entreprise” (1987) et d’autres faits antérieurs peu médiatisés. En réaction à ceux-ci et avec pertinence, le pays s’est progressivement doté de fonctions, de travailleurs et de services d’aide aux victimes aux niveaux communal, régional et fédéral, au départ d’initiatives de la Rode Kruis, de l’armée belge (Centre de psychologie de crise), puis de la Croix-Rouge.
A ce jour, le métier de victimologue n’est pas encore reconnu. La plupart des intervenants avec des rôles d’aide aux victimes ont une formation de base dans le secteur des sciences humaines (psychologue, assistant social, sociologue, criminologue, juriste, médecin, etc.), et environ 20% d’entre eux ont suivi une spécialisation en victimologie. Au-delà de la question de la formation de base des intervenants, la formation continue et les outils mis à leur disposition pour prendre soin d’eux dans l’exercice de leurs fonctions de victimologue font également défaut.

Parce que prendre soin des autres, commence par prendre soin de soi
Je suis l’employeur d’intervenants
- NJe me soucie du bien-être de mes travailleurs
- N Je suis conscient de la charge émotionnelle que génère la fonction de victimologue
- N Je suis soucieux de répondre aux prescrits qui m'incombent par la loi sur le bien-être au travail et celle du travail faisable et maniable *
* La loi sur le bien-être au travail (04/08/96) charge l’employeur de mettre en place des mesures de prévention pour le burn-out et le stress vicariant. La loi du travail faisable et maniable (05/03/17) se réfère à l’objectif interprofessionnel de 5 jours de formation en moyenne par équivalent temps plein, concrétisable soit au niveau sectoriel soit au niveau individuel.
Je suis un intervenant
- NJe suis un/e professionnel(le) avec un rôle de terrain en victimologie et en prévention primaire et/ou secondaire
- NJe ressens un manque en termes d’échange et de réflexion sur ma pratique professionnelle
- NJe suis dans un projet ou un poste qui requiert du soutien et du feedback
- NJe me sens isolée dans ma fonction
- NJ’ai envie de m’impliquer dans un processus de développement
Informations pratiques
La participation à CODEVIC se fait selon un engagement au choix pour 1 bloc (soit 4 séances de septembre à décembre ou janvier à juin) ou pour 2 blocs (soit 8 séances de septembre à juin).
Chaque candidat est invité à rencontrer les animatrices lors d’un entretien individuel préalable et gratuit.
Une fois la participation du candidat à CODEVIC confirmée, celui-ci est invité à signer un contrat d’engagement adapté à la formule choisie (1 ou 2 blocs).
Lieu
Entretien individuel : Louvain-la-Neuve
Bloc 1 et 2 : Bruxelles
Date et horaires
L’entretien individuel préalable dure 1h.
Les séances se déroulent de 13h à 17h.
Cet horaire inclut les temps de lunch et de pause.
Prochaine session : septembre – décembre 2020.
Tarifs et modalités de paiement
Le tarif est de 175€/séances TTC *, soit 700€ pour 1 bloc (4 séances) ou 1400€ pour 2 blocs (8 séances).
Ce tarif inclus le lunch, les pauses et le matériel de diffusion.
Les informations pratiques relatives au paiement sont transmises lors de l’entretien individuel préalable.
* Le montant ne doit pas être un obstacle à la participation. Parlons-en !
Voir les conditions générales
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